easyJet lance aujourd’hui une campagne de sensibilisation du grand public sur le manque de concurrence du transport aérien en France. easyJet propose que des actions soient prises afin d’accroître significativement la concurrence entre les compagnies aériennes et de réduire les tarifs aériens.
Une enquête BVA publiée aujourd’hui démontre que les Français sont très conscients de ce manque de concurrence et de l’impact de cette situation sur le prix du transport aérien :
(voir résultats complets à la fin du communiqué)
Ces résultats démontrent donc qu’il y a une véritable attente de la part des consommateurs et un fort potentiel de développement de ce secteur. Malheureusement, de nombreux problèmes structurels – barrières d’entrée sur le marché, procédures d’allocations des créneaux horaires et charges aéroportuaires élevées – ont abouti à une diminution de l’offre, la faillite de nombreuses compagnies, un marché sous-développé par rapport aux autres pays et, finalement, à des tarifs très élevés.
Aucun autre marché européen ne subit tant l’hégémonie de la compagnie aérienne nationale traditionnelle :
Il parait tout à fait normal à easyJet qu’une compagnie nationale reste dominante sur son marché mais, dans le cas de la France le manque de capacité des deux aéroports parisiens rend toute concurrence extrêmement difficile.
Un processus d’allocation des créneaux anti-concurrentiel
Le processus d’allocation des créneaux horaires disponibles sur les deux aéroports parisiens a eu pour seul résultat d’accroître encore la domination d’Air France sur le ciel français. De nombreuses questions se posent sur l’indépendance réelle du COHOR, comité en charge de ces attributions de créneaux. Bien que le Gouvernement Français a pour responsabilité de s’assurer de l’indépendance de cette organisation, on constate que les membres de ce Comité comprennent :
Des taxes d’aéroport prohibitives
Une fois des créneaux horaires obtenus, une compagnie aérienne qui souhaite s’implanter sur le marché français doit de plus faire face à des taxes d’aéroports qui sont les plus élevées d’Europe ! Les taxes d’aéroports d’Orly et de Roissy sont deux fois plus élevées que celles de Gatwick (Londres) pour un service offert strictement identique.
Et ce n’est pas tout ! Aéroport de Paris – l’organisme gestionnaire d’Orly et de Roissy – n’hésite pas à facturer au même prix l’utilisation du Terminal 3 (l’aérogare "lowcost" de Roissy) destiné aux compagnies à bas coûts et celle du Terminal 2 destiné aux compagnies traditionnelles, alors même que le confort et les services offerts aux voyageurs n’ont rien à voir. Cela signifie tout simplement que les passagers des compagnies à bas tarifs subventionnent indirectement les services offerts à ceux des compagnies traditionnelles !
Une politique qui pénalise la totalité du secteur aérien français
Cette politique a eu pour conséquence de nombreuses faillites de compagnies aériennes et une offre tarifaire excessivement élevée. En seulement deux ans, les compagnies suivantes ont disparues du ciel français : Air Littoral (Février 2004), Air Atlantique (janvier 2004), Aéris (novembre 2003), Euralair Horizons (novembre 2003), AirLib/AOM (Février 2003).
La DGAC a également souligné, dans son rapport 2003 sur le trafic commercial en France, que "le trafic intérieur était entré dans une profonde récession", du entre autre "à une hausse des tarifs intérieurs".
Pour finir, la France est le pays où le taux de pénétration des compagnies à bas prix est l’une des plus faibles d’Europe :
Les propositions de easyJet
Afin que les Français puissent enfin bénéficier de tarifs attractifs, easyJet propose que :
"Les consommateurs français peuvent faire des affaires dans de nombreux secteurs, sauf au niveau du transport aérien", a déclaré Ray Webster, Directeur Général de easyJet. "Alors que la France est l’un des pays moteurs de l’intégration européenne depuis des dizaines d’années, ce pays est l’un des plus en retard en ce qui concerne le transport aérien. Les taxes d’atterrissage sur les aéroports parisiens sont parmi les plus élevées en Europe. De plus, bien que ce soit la deuxième plus grande ville européenne, la présence des compagnies à bas prix y est l’une des plus faibles. Il existe un simulacre de concurrence qui a pour seul résultat que le consommateur français fait face à une offre réduite et paye son billet beaucoup plus cher qu’un Italien, un Allemand, un Irlandais ou un Anglais".
"De sérieux changements structurels sont nécessaires pour permettre une réelle baisse du prix du billet" a ajouté Ray Webster. "easyJet a fait tout son possible pour que les choses bougent – maintenant c’est aux autres d’agir. Il est temps que les temps changent".