easyJet demande à ce que l’allocation des créneaux horaires disponibles au départ de Paris génère une plus grande concurrence

easyJet a aujourd’hui écrit à la Commission Européenne afin d’obtenir l’assurance que la redistribution prochaine de créneaux horaires récemment libérés à Paris Orly donne lieu à un renforcement de la concurrence.

L’attribution des créneaux horaires des grands aéroports européens aux compagnies aériennes est régie par une réglementation européenne qui définit précisément les critères de répartition. Mais celle-ci se révèle particulièrement inadaptée lorsqu’un grand nombre de créneaux est soudainement libéré, puisque dans les faits elle renforce la position dominante des compagnies nationales au lieu d’accroître la concurrence.

Ainsi, par exemple, à l’aéroport de Paris Orly, la part de créneaux horaires attribuée à Air France est passée de 44% à 53% en moins de deux ans. Simultanément le pourcentage de ces créneaux attribué à la deuxième plus importante compagnie aérienne sur cette plateforme a chuté de 30% (Air Lib) à 6% (Iberia et ses filiales). Cela signifie qu’aujourd’hui qu’il n’y a plus de concurrence véritable à la domination d’Air France. Aucune compagnie ne dispose d’un nombre de créneaux horaires suffisant pour s’établir de façon durable et générer des économies d’échelle au niveau marketing et au niveau des structures opérationnelles nécessaires pour concurrencer réellement Air France.

Plus inquiétant pour les consommateurs, Air France est sur le point de renforcer encore sa domination lors de la prochaine redistribution des créneaux horaires.

Ray Webster a souligné ce point dans une lettre envoyée ce jour à Loyola de Palacio :

Les lois et réglementations européennes ont pour objectif de promouvoir la concurrence, de développer l’économie et de faciliter la libre circulation des produits et personnes au sein des pays de l’Union Européenne.
Etant donné que les règles européennes d’attribution des créneaux horaires ne répondent pas à cet objectif, la Commission pourrait-elle nous indiquer comment les responsables de ce sujet prévoient de résoudre cette situation ? Et, plus particulièrement, nous souhaiterions avoir des informations sur la façon dont la Cohor devrait gérer la réallocation des créneaux horaires libérés suite à la disparition d’Aeris.

Nous sommes persuadés que, en dehors de l’interprétation exacte de la loi, il s’avère désormais vital de mettre en place un processus qui, lorsque de nombreux créneaux horaires sont libérés, permette de s’assurer que toute réallocation aboutisse à une augmentation et non une restriction de la concurrence. Si ces créneaux sont répartis entre de multiples compagnies, toute chance de générer une véritable concurrence sera une fois de plus gâchée.

Au-delà de cette problématique de réallocation des créneaux horaires d’Aeris, nous demandons ardemment à la Commission d’encourager publiquement la Cohor d’interpréter la réglementation d’une façon qui soit en accord avec les principes fondateurs de l’Union Européenne : la préservation de la concurrence et la facilité d’accès aux marchés.